"Un centenaire et ....son projet "

29/05/2020
Un centenaire et ....son projet

La municipalité a eu le plaisir et la fierté de célébrer un siècle de vie en la personne de monsieur Jean Marie BOIVIN. A cette occasion, Monsieur le maire a retracé le parcours du centenaire né le 9 mai 1920 à Saint Vincent Bragny, village de Saône et Loire, où il a vécu avant de rejoindre sa famille donjonnaise, il y a presque cinq ans.
Monsieur BOIVIN a eu une existence tournée vers le labeur et la famille. Son épouse lui a donné quatre enfants, qui a leur tour, lui ont donné cinq petits enfants. Le cercle familial s'est ensuite agrandi de six arrière-petits-enfants et trois arrière-arrière-petits-enfants.
Il a intégré le monde du travail au sein de secteurs différents tels que l'agriculture, le bâtiment, l'industrie... Et il a consacré 41 ans de sa vie aux célèbres Forges de Gueugnon. Cette polyvalence fait dire à sa famille : "il sait tout faire". Effectivement, M.BOIVIN a confirmé qu'il maîtrisait la construction d'une charpente, l'installation de plomberie... Pour appuyer ses propos, il a montré aux convives son invention fabriquée en autodidacte : une alarme de maison, qui fait la fierté de tous.
Ses rares moments de détente ont été le jardinage et la pêche. Actuellement, il réalise des dessins pour l'EHPAD.
La seconde guerre mondiale n'a pas épargné M.BOIVIN. Il a été embarqué à Nevers pour une détention de 26 mois en Allemagne. Parmi toutes les souffrances subies entre 1943 et 1945, il se souvient très bien de la privation de nourriture et raconte que pendant trois mois passés dans la nature avec d'autres prisonniers, la faim les obligea à manger de l'herbe, des glands, de la viande crue de cheval..... Avec un esprit vif, il raconte aussi, les bombardements dévastateurs et incessants sur DORTMUND. Il explique également le jour de 1944, où, à cause d'une bombe explosive sur l'usine d'armement, il est resté coincé dans l'eau avec ses camarades, à 25 mètres sous terre. Et il narre la libération par les américains.
Avant de partager le gâteau pour cet anniversaire exceptionnel en présence de la famille, Monsieur le maire a remis au centenaire, alerte et souriant, la médaille de la ville par reconnaissance et affection, en lui souhaitant de conserver sa bonne santé. Mme la première adjointe a lu un poème rédigé pour l'occasion. Au cours de ce moment convivial M.BOIVIN a confié qu'il n'avait pas de secret de longévité mais qu'il avait une devise : " il faut oser, toujours oser". Et il en apporte la preuve ! Avec une mémoire sans faille qui force le respect et en raison de la pluralité de ses métiers, de son expérience professionnelle chez les puissants maîtres de forges et de sa détention au coeur de la Ruhr, M.BOIVIN a le projet d'écrire un livre...